EC – Théories des industries culturelles et créatives (30 h, 4 ECTS)

Jacob Matthews (groupe 1)

Cet enseignement a pour objectif d’introduire les différentes approches théoriques qui ont contribué à forger la notion d’industrie(s) culturelle(s), puis d’industries créatives. Il vise en parallèle à offrir une analyse du processus historique d’industrialisation de la culture, à partir du 19e siècle jusqu’à nos jours, et de ses implications sur les plans socio-économique, politique, idéologique. L’enseignement est dispensé sous forme de cours magistral accompagné de documents textuels et audiovisuels.

Christophe Magis (groupe 2)

L’objectif de ce cours est de présenter un ensemble d’investissements théoriques de l’industrialisation de l’art et de la culture aux XXe et XXIe siècle en posant de manière critique, outre la place de la production culturelle et symbolique, celle de la théorie elle-même au sein des mouvements idéologiques de préservation des ordres existants ou de la lutte contre ces ordres. Il s’agit notamment, par-delà leur étude approfondie, de mettre différentes théories sur l’art et la culture en rapport à la fois avec l’état de l’industrialisation de la culture au moment où elles émergent, mais aussi celui de la production théorique, et d’étudier le cas échéant leur rapport avec les politiques publiques en direction de la culture.

Jacob Matthews (groupe 3)

This course aims to introduce the key theoretical approaches which contributed to the shaping of the notions of culture industry/industries and creative industries. It simultaneously offers an analysis of the historical process of cultural industrialisation, from the mid-19th century to the present era, and of its socio-economical, political and ideological implications. The course is based on lectures, completed by textual and audiovisual documents.

EC – Sciences, techniques et sociétés (30 h, 4 ECTS)

Benoît Lelong (groupe 1)

La production des sciences et des techniques a fait l’objet de nombreux travaux empiriques et théoriques éclairant ses dimensions sociales et culturelles. Le cours vise à présenter ce nouveau domaine des STS et ses principales thématiques : interactions dans l’espace du laboratoire, régulation des risques et des crises, grands récits sur le rôle économique et politique des technosciences, transformations récentes du rapport entre les experts et leurs publics.

Pascal Froissart (groupe 2)

Les sciences de l’information et de la communication sont une discipline nouvelle (née après-guerre), largement tournée vers les nouvelles technologies (TIC, NTIC, TICn, etc. !), l’innovation et les nouveaux usages. La tentation du technicisme et de l’historicisme est forte, d’autant plus qu’elle est soutenue par un puissant discours d’escorte (de la SF à la publicité, en passant par certains dispositifs de vulgarisation scientifique). La réflexion autour des « sciences, techniques et sociétés » permet de se distancier de ces illusions communes, d’avancer sur la voie d’une première problématisation (tout azimut : éthique, sociologique, politique, économique, etc.), et de se confronter à des pratiques scientifiques finalement peu connues (colloques, conférences, séminaires…).

EC – Théories de la mondialisation des médias (30 h, 4 ECTS)

Tristan Mattelart

L’objectif du cours est de montrer comment s’est construit, et continue de se construire, au terme de confrontations théoriques souvent virulentes, un savoir, élaboré par des chercheurs du monde entier, qui prétend rendre compte des réalités du processus de l’internationalisation des médias et de ses mutations, des théories de la modernisation jusqu’aux théories de la mondialisation culturelle. Chacun des grands courants est analysé et discuté, période par période, à partir de l’examen critique des textes fondateurs.

EC – Stratégies des acteurs des industries culturelles et créatives (15 h, 3 ECTS)

Sylvie Bosser

Après avoir défini ce que sont les industries créatives par rapport aux industries culturelles - la frontière entre les deux champs ayant, depuis quelques années, fait l’objet d’une approche théorique et empirique importante -, ce cours a pour objectif de mettre en lumière les enjeux essentiels auxquels sont confrontées ces industries. La question de l’internationalisation, la question de l’utilisation du web comme éventuel levier de croissance pour ces industries, ainsi, entre autres, que la question de plus en plus prégnante de l’implication du public dans le financement ou au sein même du processus de la création sont autant de jalons d’analyse qui permettent de prendre la mesure des stratégies déployées par les principaux acteurs des différentes filières.

EC – Politiques publiques de la culture (15 h, 3 ECTS)

Sylvie Bosser et Julie Peghini

Le cours a pour objectif de saisir les différents enjeux relatifs aux politiques publiques de la culture en s’inscrivant en premier lieu dans une perspective historique (à partir de Malraux). Les divers positionnements des pouvoirs publics face à l’art et à la culture établissent les éléments fondamentaux qui vont produire les dispositifs des politiques publiques en matière d’action artistique et culturelle. La question du financement de la culture et de ses principaux acteurs est privilégiée. Ainsi, comment est favorisée et protégée la création ? Quelles sont les mesures de soutien aux industries culturelles ? Depuis les années 1980, création et industries culturelles sont liées dans les objectifs de la politique culturelle, les objectifs économiques se juxtaposant progressivement aux objectifs culturels liés à la création.
L’approche sociologique en termes de pratiques culturelles fait également l’objet d’une analyse. Dans cette perspective, envisager le glissement de la notion de « démocratisation culturelle » vers la notion de « démocratie culturelle » constitue la suite logique des éléments précédemment abordés.
Ces différentes perspectives sont enfin illustrées par des approches sectorielles (spectacle vivant, livre, arts plastiques, cinéma, audiovisuel, musique, etc.) qui permettent de saisir le déploiement des politiques culturelles dans une société dite « créative ».

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h, 4 ECTS)

Fabien Granjon

Le cours « Méthodologie de la recherche en sciences sociales » aborde la question de la construction des faits scientifiques en sciences sociales. Sa vocation est donc de faire comprendre pratiquement la manière dont on doit construire une recherche. Il s’agit d’acculturer les étudiants aux principales règles de construction d’une recherche en sciences sociales, dans le cadre spécifique de la réalisation d’un mémoire : comment en partant d’un thème initial construire un véritable objet d’études sociologique ? Qu’est-ce qu’une problématique ? Comment formuler une question de recherche à l’origine d’investigation empirique ? Comment définir des hypothèses ? Comment mettre en œuvre des appareils de preuve appropriés ?

EC – Espace public et médias (30 h, 3 ECTS)

Sophie Jehel et Philippe de Cuetos (groupe 1)

Les médias proposent des espaces publics qui viennent informer le débat public. Leur responsabilité sociale et politique est donc essentielle pour le fonctionnement de la démocratie. Le cours assuré par Sophie Jehel partira d’une approche des caractéristiques de l’espace public et de la démocratie par différents auteurs (Arendt, Habermas, Rosanvallon, Blondiaux). Le développement du web 2.0, avec son incitation à l’exposition de soi par des plateformes commerciales poursuit sous des modalités nouvelles un mouvement de confusion des sphères publiques et privées amorcé à la fin du XVIIIe siècle avec l’avènement de la bourgeoisie (Habermas, Sennett). Cette privatisation de l’espace public constitue un risque fort d’instrumentalisation. Mais le web actuel pourrait aussi dépasser certaines limites des espaces publics traditionnels et contribuer à l’émergence de formes nouvelles d’expression démocratique (Lessig, Cardon, Fraser).
Philippe de Cuetos, chargé de mission au ministère de la Culture, explorera les notions de neutralité de l’internet, de neutralité des réseaux, celle des moteurs de recherche et des plateformes numériques, les enjeux de ces notions pour la structure de l’Internet et leurs conséquence pour les politiques publiques de la culture.
A titre de terrain d’analyse, les étudiants seront invités à participer à un blog consacré à la médiatisation des enjeux de la conférence de la COP21 qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget, en collaboration avec la radio 2 Ter.

Alexander Neumann (groupe 2)

Les médias proposent des espaces publics qui viennent informer le débat public. Leur responsabilité sociale et politique est donc essentielle pour le fonctionnement de la démocratie, de même que la participation politique du plus grand nombre. Le cours partira d’une approche des caractéristiques de l’espace public et de la démocratie par différents auteurs (Arendt, Habermas, Negt/Kluge). Le modèle de l’espace public bourgeois développé par Habermas part de l’idée que la bourgeoisie aurait crée les formes culturelles, communicationnelles et institutionnelles de la démocratie moderne depuis le 18e siècle, en France et en Angleterre. Ce modèle sera interrogé de manière critique à l’aide d’auteurs qui ont montré que la bourgeoisie fut dominée jusqu’à la fin du 19e siècle par la noblesse, puis contesté par le prolétariat (Traverso, Rancière) et le féminisme (Fraser). Aujourd’hui, il s’agit de comprendre le caractère limité de l’espace public bourgeois, qui est à la fois érodé et débordé. Erodé au vu de l’abstention électorale, de la crise du livre et de l’audiovisuel traditionnel, et débordé par certaines formes du web (Granjon) et des espaces publics oppositionnels (Negt).
Cette problématique sera développée à partir d’exemples concrets : le développement des revues numériques et des portails d’édition ; la participation des villes à l’émergence d’un espace public supranational.

EC – Théories de la culture (30h, 4 ECTS)

Jacques Guyot et Julie Peghini

L’objectif du cours est de présenter la notion de culture dans ses dimensions sociologiques et anthropologiques et faire le point sur les mutations, prolongements et renouvellements des problématiques culturelles, en les resituant dans le cadre des processus d’internationalisation des médias et des industries culturelles.
Il s’agit également de rendre compte de l’importance des enjeux sociaux, politiques et culturels soulevés par la globalisation, en mettant plus particulièrement l’accent sur les liens entre la globalisation et la diversité culturelle et ce, à différentes échelles (locale, régionale, nationale, supra-nationale).
Seront enfin interrogés les enjeux de la diversité culturelle à partir de la notion de minorités, notamment en analysant la place de communautés linguistiques (régionales ou issues de l’immigration) dans l’espace public, la façon dont leurs revendications modifient des cadres de références jusqu’alors marqués par l’imaginaire national, ou encore les politiques de protection des langues minorisées.

EC – Marketing des industries culturelles (15 h, 3 ECTS)

Sylvie Bosser (groupe 1)

L’objectif de ce cours est d’analyser les stratégies marketing déployées dans le secteur des industries culturelles, les acteurs de ce secteur mettant souvent en avant la spécificité de leur mise en œuvre par rapport à celles d’autres produits. Il s’agit donc d’étudier les pratiques de promotion des principales filières culturelles en France, cette étude s’appuyant sur des exemples français ou étrangers. Des pratiques marketing d’envergure proprement internationale seront également abordées à partir de cas concrets.

Jean Axelrad (groupe 2)

Le marketing « culturel » est souvent présenté comme la recherche et la conquête de la meilleure cible pour un produit déjà conçu, en opposition au marketing « classique » qui prendrait en compte les attentes des consommateurs dans la phase de conception du produit. Outre un rappel des notions de base du marketing, l’objectif de ce cours est de montrer à travers des exemples concrets (interviews réalisées par les étudiants) toute la complexité de la mise en relation d’une œuvre culturelle avec son public.

EC – Éthique et pratique de la communication audiovisuelle (15 h, 3 ECTS)

Il s’agit d’un cours d’introduction aux questions d’éthique organisant les relations entre les acteurs économiques du secteur du cinéma et de la télévision avec une insistance particulière sur la propriété littéraire et artistique.

Panorama des champs professionnels/Conférences

Sylvie Bosser Le cours alternera présentation des métiers des industries culturelles dans leur contexte socio-économique actuel et intervention de professionnels témoignant de leur activité et des enjeux auxquels ils font face dans leur profession.

EC – Économie politique des industries de la musique (15 h, 4 ECTS)

Marc Kaiser

L’économie politique des industries de la musique s’intéresse à la fois aux enjeux économiques et politiques d’un secteur caractérisé par un oligopole à frange et à nouveau en mutation depuis l’essor du numérique. L’étude des différents acteurs des industries de la musique, de leurs stratégies et des représentations à l’œuvre, couplée à celle des usages et des pratiques donneront à voir les problématiques sociales qui s’y rattachent et plus largement les questionnements sur les mutations modernes du capitalisme.

EC – Esthétique des contenus musicaux (15 h, 4 ECTS)

Christophe Magis

Ce cours vise à introduire aux principaux travaux d’analyse des musiques populaires, dans les traditions francophone comme anglophone (Popular Music studies), ainsi qu’aux principales problématiques qui sont les leurs. Il s’agit notamment, outre de pouvoir identifier certaines caractéristiques formelles et stylistiques des musiques populaires, d’en réfléchir les enjeux esthétiques, articulés à d’autres enjeux d’ordre économique, historique ou politique.

EC – Histoire des musiques populaires (15 h, 4 ECTS)

Marc Kaiser

L’histoire des musiques populaires est d’abord celle des musiques nées avec les moyens de reproduction mécanique et l’industrie du disque à la fin du 19e siècle. Il s’agira d’étudier les diverses évolutions des techniques et des supports d’enregistrement et de diffusion jusqu’à l’avènement du CD, de comprendre les rapports de force entre les différents acteurs de l’industrie musicale et leurs stratégies respectives en lien avec les changements d’usages et de pratiques musicales. A l’issue de ce cours, les étudiants seront en mesure de contextualiser les enjeux et les défis actuels depuis l’essor du numérique.

EC – Publics et goûts musicaux (15 h, 4 ECTS)

Vincent Rouzé

Après un rappel historique de la naissance et de la segmentation des publics par l’industrie musicale, nous interrogerons ce que sont ou seraient les « publics » de la musique. Pour ce faire, nous confronterons ce concept à d’autres tels que celui de communauté, d’amateurs, de fans ou encore de génération. Par ailleurs, nous regarderons comment sont construits ces publics par les institutions culturelles et industrielles. De plus, la problématique des publics croise celle de nos goûts musicaux. Il conviendra alors de questionner ce « qu’aimer la musique » signifie mais également de revenir sur les problématiques de l’écoute et de la construction du goût au regard des logiques de légitimation et de domination.

EC – Usages sociaux de la musique à l’ère numérique (15h,4ECTS)

Vincent Rouzé

Cet enseignement thématique vise à retracer la place de la musique dans la société actuelle. Il abordera ainsi les manières de faire de la musique en régime numérique mais aussi différentes manières de « pratiquer » la musique au quotidien via des interfaces numériques (nomadisme, prescriptions, écoute en streaming, « numerimorphose »). Il s’agira également de discuter la place de l’amateur, des stratégies et des tactiques envisagées par les acteurs des mondes musicaux. Chaque séance sera accompagnée de références bibliographiques spécifiques.

EC – Financement et valorisation des contenus musicaux (15 h, 4 ECTS)

Vincent Rouzé

Avec le numérique, les modalités de financement et de valorisation de la musique ont connu des transformations. Après un bref rappel de la structuration économique de l’industrie musicale, ce cours sera l’occasion d’analyser les logiques industrielles (stratégies 360°, streaming) et les logiques émergentes ou alternatives, marquées par la viralité, l’amatorat ou encore le financement participatif. Cet enseignement sera également l’occasion de retracer la structuration des modalités de valorisation de la musique moins visibles comme la synchro ou la diffusion dans les lieux publics. Il traitera enfin plus particulièrement du cas des plateformes et des logiques de crowdfunding dans le monde musical actuel.

EC – Diffusion numérique des contenus musicaux (15 h, 4 ECTS)

Mariem Hazmoune

Ce cours analyse la question de la diffusion des contenus musicaux à la lumière des mutations induites par l’émergence du numérique. Il s’agira de retracer dans un premier temps les rapports structurels entre les modes de diffusion de la musique enregistrée et les crises de la filière de l’industrie musicale. Et d’étudier, par la suite, l’équilibre précaire entre les droits régulant la diffusion, justifiés par des instances historiques et la mutation des modèles socioéconomiques due à la dématérialisation des supports et à l’émergence de la diffusion numérique des contenus musicaux. Nous examinerons, pour finir, les interférences entre l’industrie du disque et celle du spectacle vivant.

EC – Conduite de projets (15 h, 4 ECTS)

Vincent Rouzé

Le but de cet enseignement est de donner aux étudiants la possibilité d’organiser un événement scientifique lié aux problématiques musicales actuelles. Après le choix commun d’une thématique en lien avec l’actualité du monde musical, les étudiants auront pour mission de choisir et d’organiser la rencontre avec les professionnels. Ce cours débouchera sur la venue de plusieurs intervenants professionnels et/ou sur l’organisation de tables-rondes thématiques.

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h, 4 ECTS)

Jacques Guyot

Le cours présente les diverses étapes présidant un travail de recherche en sciences de l’information et de la communication, de la phase de définition du sujet et de déconstruction des prénotions, débouchant sur la construction d’une problématique de recherche, à la rédaction finale du mémoire. Outre les attendus épistémologiques de la démarche scientifique en sciences sociales, le cours introduit les questions méthodologiques portant sur la collecte et le traitement du matériau empirique.

EC – Économie politique de l’audiovisuel (15 h, 4 ECTS)

Nicolas Brigaud-Robert

Il s’agira d’étudier les grands enjeux économiques et sociologiques qui polarisent aujourd’hui le champ audiovisuel de la production à la diffusion en insistant sur le rôle régulateur de l’Etat et sur les conventions organisant les rapports entre les agents.

EC – Logique de production et de distribution audiovisuelle et cinématographique (15h, 4 ECTS)

Sébastien Ménard

Le cours présentera les différents acteurs des filières en télévision comme en cinéma en dégageant pour chacun les modèles économiques et explicitant les liens contractuels organisant les activités de production et de distribution ainsi que leur évolution face aux mutations technologiques et à la mondialisation.

EC – Fiction sérielle et stratégies éditoriales (15 h, 4 ECTS)

Christophe Lenoir

Les fictions sérielles occupent une place centrale dans les stratégies éditoriales des chaînes de télévision, déterminée historiquement par des contraintes de production et de programmation, liées initialement à un cadre de maîtrise des budgets et de concurrence particulier. Or, la délinéarisation de l’accès, la multiplication des chaînes, la vidéo sur Internet et téléphone ont pour corollaire paradoxal un renforcement du poids de ces productions, en termes d’audience, de budget, et de valorisation éditoriale. Aborder la dimension combinatoire de ces fictions, et leur place dans la construction d’une culture télévisuelle, peut permettre d’éclairer leur intégration dans les stratégies des chaînes par la prise en compte des nouveaux usages de réception.

EC – Connaissance des publics et usages sociaux des écrans (15 h, 4 ECTS)

Michael Spanu

EC – Conduite de projets (15 h, 4 ECTS)

Nicolas Brigaud-Robert

Les étudiants auront la charge d’élaborer en groupe un projet qui réponde soit à une demande d’une entreprise du secteur en termes de « recherche et développement » soit qui s’inscrive dans une démarche entrepreneuriale. En fin de semestre, le projet devra être présenté devant un jury dans ses différents aspects de faisabilité (marketing, juridique, financier…).

EC – Sémiologie de l’image (15 h, 4 ECTS)

Alexandra Saemmer

Après une introduction générale aux méthodologies d’analyse sémio-pragmatiques, ce cours s’intéressera en particulier à l’image fixe et animée. A partir d’un corpus d’images issues de différents médias, des propositions d’analyse seront élaborées. Elles tiendront compte à la fois des spécificités intrinsèques du discours par l’image, des caractéristiques matérielles de celles-ci sur leur support de publication et de diffusion, et de leur contexte de production et de réception.

EC – Histoire de l’image : des médias au trans-média (15 h, 4 ECTS)

Jocelyn Maixent

Ce cours tente une vision panoptique de l’évolution des images : leurs formes, leurs supports, leurs usages. A travers un parcours diachronique, il s’agit de rendre à l’objet-image une historicité que les usages contemporains, dans une société ultramédiatisée, tendent à lui dénier. Support d’expression, média, puis transmédia, l’image devient un objet composite dont la complexité s’accroît avec le temps. Omniprésente, désormais douée d’ubiquité, l’image est un objet sans cesse mouvant qui se redéfinit au gré des évolutions techniques qui l’affectent. Pour répondre à une question aussi simple qu’angoissante dans sa généralité – comment en est-on arrivé là ? – le parcours proposé s’articulera autour des grands points de bascule de l’histoire des images : la préhistoire, les grandes civilisations pré-médiévales, l’image artistique européenne, les révolutions du papier, de la projection et de l’écran, la révolution numérique.

EC – Valorisation et usages des documents audiovisuels (15h, 4 ECTS)

Jacques Guyot

Que cela soit dans le secteur de la production audiovisuelle ou sur les réseaux sociaux, les images audiovisuelles sont utilisées, recyclées et réutilisées pour fabriquer des documentaires, journaux télévisés, magazines d’information, fictions historiques, web documentaires ou vidéos amateurs.
L’usage de ces documents, entre valorisation de fonds archivistiques et reprise d’images circulant dans les réseaux sociaux, tant par des professionnels que des amateurs, pose des problèmes inédits que ce cours propose d’aborder à la fois sous l’angle du droit et à partir des institutions qui conservent et commercialisent des images sous forme numérique. C’est en effet tout un marché qui s’ouvre aux divers acteurs de la filière audiovisuelle.

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30h, 4 ECTS)

Anolga Rodionoff

Le cours présente les diverses étapes présidant un travail de recherche en sciences de l’information et de la communication, de la phase de définition du sujet et de déconstruction des prénotions, débouchant sur la construction d’une problématique de recherche, à la rédaction finale du mémoire. Outre les attendus épistémologiques de la démarche scientifique en sciences sociales, le cours introduit les questions méthodologiques portant sur la collecte et le traitement du matériau empirique.

EC – Mutations du capitalisme et logiques d’innovation (15 h, 4 ECTS)

Benoît Lelong

Logiciels libres, tablettes, wifi, plateformes de réseaux sociaux en ligne... La variété de ces outils techniques renvoie à celle des acteurs et des processus d’innovation dont ils sont issus. Une start-up financée par le capital-risque a peu en commun avec un FabLab associatif ou le département de R&D d’une grande firme internationale. Le cours vise à situer cette diversité organisationnelle dans les tensions travaillant le capitalisme, en particulier la production, la captation et le partage de la valeur.

EC – Économie politique de l’Internet et des Data industries (15 h, 4 ECTS)

Natalia Calderón

Le but de ce cours sera de comprendre l’articulation entre la « révolution informatique » portée par les Data Industries et le développement du capitalisme avancé. Dans le sillage de Evgeny Morozov, nous nous interrogerons sur la place qu’occupent aujourd’hui les multinationales de l’informatique dans le paysage économique et spécifiquement, nous observerons la marchandisation de la collecte et l’usage des données personnelles, de plus en plus nombreuses et volumineuses. Enfin, nous tenterons de comprendre comment la réussite économique de ces Datas industries est moins glorieuse que ne le laissent croire les chiffres de la cotation en bourse si l’on mesure leurs succès à l’aune d’indicateurs économiques autres, par exemple, ceux que nous propose l’écologie politique.

EC – Usages sociaux des TIC (15 h, 4 ECTS)

Sophie Jehel

Malgré les progrès de simplification des outils numériques, malgré la généralisation de l’accès au web dans la population française, les TIC restent un facteur de forte différenciation sociale. Sur le web, tous les acteurs sociaux n’ont pas les mêmes activités. Ils n’y vont pas avec les mêmes dotations en capital culturel, social ou économique et ne poursuivent donc pas les mêmes objectifs. Lorsqu’ils circulent sur les mêmes plateformes, le fonctionnement des algorithmes et les techniques de profilage visent à individualiser les informations qu’ils reçoivent. Au final, ils n’en tirent pas les mêmes bénéfices. Le cours cherchera à appréhender l’ampleur des inégalités sociales numériques et explorera, à titre d’exemple, les caractéristiques des usages numérique des jeunes, le rôle du travail dans l’accès aux TIC, les situations de « déconnexion », l’inscription des logiques de connexion/déconnexion dans l’espace urbain.
L’évaluation passera par la participation à un blog collaboratif associant des étudiants photographes de Gobelins, l’école de l’image sur le thème des TIC dans l’espace urbain.

EC – Conduite de projets (15 h, 4 ECTS)

Philippe Coll, Julie Peghini et Sophie Jehel

Le cours de conduite de projet vise à construire par équipe de deux ou trois étudiants un projet destiné à une institution (commerciale, culturelle, administrative…) utilisant les outils du web. Deux séances seront consacrées à la présentation et à la compréhension des contraintes (juridiques, financières, matérielles…) de ce type de projet. L’objet de la troisième séance sera de présenter à la classe le choix du projet sur lequel chaque groupe aura décidé de travailler et les modalités de sa mise en œuvre. La dernière séance fera l’objet d’une présentation de chaque projet au Cube.
En complément de ces séances techniques, seront organisées des séances de rencontre avec quelques institutions ressources ou intéressées par un projet d’étudiant : La Fonderie, agence publique numérique de la région Ile de France, qui fera découvrir des lieux où s’organise la culture participative du web (Fablabs, espaces de coworking…) ; le Centre National de la Danse (Pantin), le Cube, Centre de création numérique (Issy-les-Moulineaux).

EC – Biens communs, Open Data et Open Access (15 h, 4 ECTS)

Sébastien Broca

Cet enseignement donne aux étudiants les bases théoriques pour comprendre le mouvement actuel de défense des biens communs numériques (digital commons), tout en analysant plus précisément certains de ses objets privilégiés : logiciels libres, œuvres sous licences Creative Commons, publications scientifiques en accès libre, open data. Il retrace l’histoire de l’émergence des digital commons, en revenant tant sur les travaux d’Elinor Ostrom que sur le mouvement du free software ou sur la critique militante et universitaire de l’extension des droits de propriété intellectuelle. L’objectif sera ainsi d’analyser certaines questions que posent aujourd’hui ces « communs » : comment rémunérer leurs contributeurs ? Comment les défendre juridiquement ? Comment les articuler avec les missions assignées à l’État ?

EC – Surveillance, contrôle social, vie privée : questions éthiques et juridiques (15 h, 4 ECTS)

Natalia Calderón

Les questions de surveillance et des dispositifs de contrôle social, on ne peut plus d’actualité, appellent à ce qu’on les lise dans une perspective de temps long. Des cartes d’identité au XVIIIe aux caméras de « vidéoprotection » de notre époque, nous tenterons de comprendre en quoi le contrôle des populations par leur identification singulière via divers dispositifs - qui n’ont cessé de se décliner au fil du temps - reste constitutif de la genèse et du fonctionnement des États modernes. Ce contrôle s’incarne dans la gestion de données de plus en plus volumineuses (d’où l’appellation Big Data), et dont la collecte et l’usage, jadis prérogative étatique, se sont vu confiés ou délaissés à des acteurs tels que multinationales de l’informatique ou des sous-traitants de l’État. Si cette pensée algorithmique a toujours été présente dans la gestion de la cité, sa présence sans précédent nous invite à interroger ce bouleversement de l’ordre politique où l’algorithme prend le dessus sur le débat public. Nous nous intéresserons à la collecte et à l’usage de ces données dans une perspective juridique, mais également à partir d’une approche éthique. Il sera donc question d’apporter les éléments pour penser la distinction entre ces deux registres dont la juxtaposition ne va pas de soi et ainsi pourrons-nous en explorer les interstices. Enfin la dernière ambition de ce cours sera de présenter de façon succincte des pratiques de collectifs et associations qui tentent de répondre aux dilemmes posés par l’éthique dans un contexte où la légalité semble s’y opposer.

EC – Production participative d’information et Data Journalism (15h, 4 ECTS)

Aurélie Aubert

L’arrivée du web dans les salles de rédaction a non seulement bouleversé les usages de travail des journalistes, mais a aussi apporté de nouveaux contenus proposés par les internautes. Ce cours revient sur les questions que pose à la sphère journalistique, l’apparition de contenus produits ou commentés par les internautes. Il s’appuie notamment sur les recherches menées dans les newsrooms, et celles menées auprès des internautes participant à l’élaboration de l’information.
On abordera également au travers de plusieurs exemples (infographies animées, retraitement de données provenant de bases de données publiques, élaboration de serious games) l’apparition d’un nouveau type de journalisme qualifié de « journalisme de données ».
Ce cours permettra de se demander si la nature des contenus journalistiques est véritablement repensée avec le web, si la participation des internautes est réelle et enfin comment celle-ci s’opère.

EC – Cultures participatives, savoirs experts et connaissances scientifques (15 h, 4 ECTS)

Aurélie Tavernier

Les modalités de production, de diffusion et de vulgarisation de la science semblent aujourd’hui démultipliées par l’essor des technologies participatives. Plateformes de partage, blogs d’experts, wiki scientifiques, apparaissent comme autant de dispositifs susceptibles de bouleverser l’économie des savoirs et les interactions entre « savants » et « profanes ». Faut-il pour autant célébrer l’avènement d’une « science 2.0 » ? Comment devient-on « expert » à l’ère numérique ? Quelles sont les formes de savoirs légitimes et, surtout, les processus de légitimation en vigueur dans l’espace numérique participatif ?
En prêtant attention aux conditions de production et de diffusion des savoirs, le cours « Cultures participatives, savoirs experts et connaissances scientifiques » nous conduira à réfuter la perception d’une culture participative égalitaire, pour montrer que l’économie des connaissances continue de distinguer, à l’ère numérique, des compétences singulières (expertise citoyenne, expertise d’usage, expertise scientifique).

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h, 4 ECTS)

Fabien Granjon

Le cours « Méthodologie de la recherche en sciences sociales » aborde la question de la construction des faits scientifiques en sciences sociales. Sa vocation est donc de faire comprendre pratiquement la manière dont on doit construire une recherche. Il s’agit d’acculturer les étudiants aux principales règles de construction d’une recherche en sciences sociales, dans le cadre spécifique de la réalisation d’un mémoire : comment en partant d’un thème initial construire un véritable objet d’étude sociologique ? Qu’est-ce qu’une problématique ? Comment formuler une question de recherche à l’origine d’investigation empirique ? Comment définir des hypothèses ? Comment mettre en œuvre des appareils de preuve appropriés ?

EC – Rapports sociaux de classe et cultures ouvrières (15 h, 3 ECTS)

Alexander Neumann

Aujourd’hui, les classes populaires représentent la majorité absolue des salariés en France : un actif sur quatre est ouvrier (en majorité des hommes), rejoint par le groupe des employées (en majorité des femmes) et des précaires. Comment est-ce possible que ce fait central soit manifestement minoré dans les discours et imaginaires ?
Le cours débutera par des exemples contemporains de cultures ouvrières, à partir de nos propres enquêtes en Allemagne de l’Est, en Tunisie et en France. Nous interrogerons ensuite une vidéo du sociologue Pierre Bourdieu qui évoque l’omniprésence de la culture bourgeoise. En contre-champ, nous aborderons les expériences de Marcel Martinet et sa culture prolétarienne. Les classes ne se font jamais sans culture, contre-culture et résistances. Cela permettra d’amorcer les conceptions historiques et les conceptualisations actuelles des rapports sociaux de classe, afin de comprendre la différence entre prolétariat, classe ouvrière et salariat. L’exemple des usines Peugeot à Sochaux sera discuté de manière contradictoire et dialectique, à l’aide de différents auteurs sociologiques, et en présence d’un connaisseur des lieux.
Quatre grands courants d’idées en sciences sociales seront exposés et nous serviront de fil rouge pour saisir la réalité des rapports de classe : l’analyse de classe de Karl Marx et des marxistes critiques (Pierre Naville et al.) ; la recherche sociale de l’Ecole de Francfort (Sigfried Kracauer, Erich Fromm, Oskar Negt) ; la sociologie critique et l’ethnographie ouvrière (inspirées de Pierre Bourdieu) ; le féminisme prolétarien (Virginie Despentes, Fanny Gallot) ou post-bourgeois (Nancy Fraser).

EC – Rapports sociaux de race et cultures subalternes (15 h, 3 ECTS)

Maxime Cervulle

La dénaturalisation de la notion de « race » suffit-elle à saper son emprise sur le monde social ? L’étude des rapports sociaux peut-elle faire l’économie de la « race » ? À quels conditions la notion de « race » peut-elle servir d’outil critique pour appréhender la permanence des inégalités racistes ? À partir de ce questionnement, ce cours propose d’explorer trois dimensions des rapports sociaux de race : 1) les enjeux épistémologiques d’un point de vue « subalterne » sur les processus sociaux, qui mettent en lumière la dimension politique de la production de connaissance ; 2) les modalités de formation d’une hégémonie blanche, qui s’exprime aussi bien sur le terrain culturel que politique et économique ; 3) enfin, les théories et pratiques de la lutte antiraciste, qui donnent à voir les dimensions stratégiques de la contestation du racisme systémique et ses différents plans.

EC – Rapports sociaux de sexe et cultures féministes (15 h, 3 ECTS)

Maxime Cervulle

La critique féministe qui a émergé durant les années 1970 en lien avec un large mouvement social repose sur une théorie de l’oppression et de l’exploitation des femmes. Elle a pris corps dans un ensemble de travaux connus dans le monde francophone sous le nom de « féminisme matérialiste ». Ce dernier étudie les rapports entre les modes de production domestique et capitaliste, employant la méthode de Marx pour mettre au jour la division sexuée du travail et, plus largement, les rapports sociaux de sexe qui organisent la société. Le féminisme matérialiste a profondément remis en cause la naturalité de la catégorie même de sexe. Les théories féministes dites poststructuralistes l’ont rejoint sur ce point, durant les années 1990, en mettant l’accent sur les dimensions discursives de la construction du sexe. Les rapports entre ces deux écoles de pensée féministes ont été particulièrement tendus, notamment en raison de leurs fondations théoriques différentes. Ce cours propose de dégager certaines des principales tensions théoriques qui ont émergé entre les féminismes matérialiste et poststructuraliste afin de déplier l’espace de la critique du sexe dans toute sa densité.

EC – Cultures de masse, idéologies et contre-cultures (15 h, 3 ECTS)

Christophe Magis

Aujourd’hui largement galvaudé, le terme d’« idéologie » a pratiquement été vidé de toute sa substance de concept critique. L’objectif de ce cours est de réinterroger de manière critique ce concept important, à travers le prisme de son rapport à la culture. Partant de l’essai historique de Marx et Engels sur l’Idéologie allemande, le cours s’articule autour de la lecture et la discussion hebdomadaire de textes et d’auteurs comme Lukács, Adorno, Marcuse, Williams ou Jameson

EC – Mouvements sociaux, médias et action collective (15 h, 3 ECTS)

Erica Guevara

Le cours a pour objectif d’analyser les différentes dimensions de la relation entre médias, mouvements sociaux et action collective. Pour ceci, il sera principalement fait appel aux théories de la sociologie des mouvements sociaux. L’approche est comparative et internationale : des exemples de l’Europe, de l’Amérique latine et du nord, du Moyen Orient, de l’Afrique, y seront abordés. L’évaluation consiste en un travail de recherche, développé tout au long du cours, et demandant une enquête de terrain.

EC – Médias alternatifs et mobilisations informationnelles (15 h, 3 ECTS)

Erica Guevara

A partir d’une approche généalogique et socio-historique, l’objectif du cours est d’analyser les différentes formes adoptées par les mobilisations informationnelles et les enjeux politiques qui les traversent. Pour ceci, seront étudiés des cas de différentes régions du monde, Europe, mais aussi Amérique latine et du nord, du Moyen Orient et de l’Afrique, dans une perspective comparée. L’évaluation consiste en un travail de recherche, développé tout au long du cours, et demandant une enquête de terrain.

EC – Luttes pour la reconnaissance et régimes de visibilité médiatiques (15h, 3 ECTS)

Ulrike Lune Riboni

De l’espace public physique à l’espace médiatique, nous interrogerons les rapports entre la visibilité et la reconnaissance sociale, au travers des concepts de « lutte pour la reconnaissance », « d’invisibilité sociale » et de « contre-visualité ». Des études de cas nous permettront d’examiner les récits, symboles et dispositifs visuels mis en place par les acteurs marginalisés, ainsi que les opérations de cadrage établies par les acteurs médiatiques, pour saisir la tension entre les mouvements sociaux, les minorités – mobilisées ou non – et leur visibilité.

EC – Participation citoyenne et médias numériques (15 h, 3 ECTS)

Aurélie Tavernier

Le cours « Participation citoyenne et médias numériques » ambitionne de dénaturaliser la promesse émancipatrice d’un Web participatif, supposément horizontal et démocratique, pour en montrer les lignes de partage et les frontières hiérarchiques persistantes. En partant des racines politiques de la participation, il propose d’explorer les dispositifs qui organisent la participation en ligne, les acteurs légitimes qui s’en saisissent, les pratiques effectives qui s’y déploient, afin de discuter la notion d’« empowerment » et de replacer les médias dits « participatifs » au sein des rapports sociaux qui les configurent. En révélant les luttes symboliques qui sous-tendent l’exercice d’une citoyenneté participative, il s’agit ainsi de prendre en compte les intérêts réels de la participation, depuis les institutions qui la promeuvent, jusqu’aux usagers qui s’y adonnent – ou s’y soumettent.

EC – Pratiques médiatiques, culturelles et minorités linguistiques (15 h, 3 ECTS)

Jacques Guyot

Les voyages, le tourisme, les migrations, le commerce international et plus récemment le développement des réseaux audiovisuels satellitaires ont fait de la diversité linguistique une donnée familière. Cependant, jamais la variété des langues du monde n’a été autant menacée.
C’est dans ce contexte délicat que, sous la pression et la mobilisation sans faille de ceux qui pratiquent des langues minorisées, des organisations internationales comme l’UNESCO ou l’OIT, des institutions supra nationales comme le Conseil de l’Europe produisent depuis une vingtaine d’années des conventions ou chartes visant à favoriser et défendre la pluralité linguistique. Parallèlement, les réticences historiques des États vis-à-vis de l’officialisation des langues dites régionales commencent à s’estomper face au danger de plus en plus grand d’une disparition programmée d’une grande partie des langues du monde. Ici et là, les réseaux médiatiques officiels ou non, publics, associatifs ou privés proposent des programmes permettant de promouvoir les langues et cultures minorisées.
Après un état des lieux de la diversité linguistique mondiale, le cours s’intéressera aux pratiques médiatiques des minorités linguistiques et montrera combien ce qui est souvent présenté comme un phénomène purement culturel constitue un enjeu politique majeur

EC – Épistémologie de la critique (15 h, 3 ECTS)

Fabien Granjon

Le cours « Épistémologie de la critique » a pour principal objectif de préciser ce qu’il est convenu de qualifier d’« approches », de « pensées », de « perspectives » ou encore de « théories » critiques. Il s’agit notamment d’en spécifier les principaux traits épistémologiques (normativité, dialectique, réflexivité, engagement, etc.). L’ambition du cours n’est pas d’établir un catalogue systématique des nécessités et des vertus de « la critique », mais d’en offrir un échantillon singulier permettant de débattre de quelques-uns de ses aspects parmi les plus importants.

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h, 4 ECTS)

Fabien Granjon

Le cours « Méthodologie de la recherche en sciences sociales » aborde la question de la construction des faits scientifiques en sciences sociales. Sa vocation est donc de faire comprendre pratiquement la manière dont on doit construire une recherche. Il s’agit d’acculturer les étudiants aux principales règles de construction d’une recherche en sciences sociales, dans le cadre spécifique de la réalisation d’un mémoire : comment en partant d’un thème initial construire un véritable objet d’étude sociologique ? Qu’est-ce qu’une problématique ? Comment formuler une question de recherche à l’origine d’investigation empirique ? Comment définir des hypothèses ? Comment mettre en œuvre des appareils de preuve appropriés ?

– Médias et Cultural Studies (30 h)

Maxime Cervulle

Penser les conditions culturelles du changement social, tel est le projet que se donnent les Cultural Studies dans les années 1960. Inspiré par le matérialisme culturel et le structuralisme, ce domaine de recherche se développe à Birmingham sous l’impulsion de Richard Hoggart et Stuart Hall avant de connaître un impressionnant développement international à partir des années 1980. Au travers d’une exploration de l’histoire des Cultural Studies, ce cours propose de donner à voir leurs principaux déplacements théoriques et méthodologiques. Il s’agira en particulier d’apprécier la singularité et la particularité de leur projet critique, caractérisé par une volonté de compréhension des dimensions culturelles des rapports sociaux ; ainsi que d’étudier le contexte épistémologique d’émergence des « Studies » (Gender Studies, Queer Studies, Critical Race Studies, Media Studies, etc.) qui se sont développées dans le sillage du domaine en lui empruntant certaines lignes de forces théoriques et une certaine conception de la politique du savoir. C’est dans cette double perspective que seront envisagés les apports des Cultural Studies pour l’étude des médias.

– Espace public et médias (30h)

Aurélie Aubert

Les médias proposent des espaces publics qui viennent informer le débat public. Leur responsabilité sociale et politique est donc essentielle pour le fonctionnement de la démocratie. Le cours partira d’une approche des caractéristiques de l’espace public et de la démocratie par différents auteurs (Arendt, Habermas, Rosanvallon, Blondiaux). Le développement du web 2.0, avec son incitation à l’exposition de soi par des plateformes commerciales poursuit sous des modalités nouvelles un mouvement de confusion des sphères publiques et privées amorcé à la fin du XVIIIe siècle avec l’avènement de la bourgeoisie (Habermas, Sennett). Cette privatisation de l’espace public constitue un risque fort d’instrumentalisation. Enfin, on s’interrogera sur la manière dont le web actuel pourrait aussi dépasser certaines limites des espaces publics traditionnels et contribuer à l’émergence de formes nouvelles d’expression démocratique (Lessig, Cardon, Fraser).

– Postcolonial cultures and media representation of gender and race (en anglais) (15h)

Maxime Cervulle

Through an exploration of some of the major texts of Postcolonial Theory, Critical Race Theory and Gender Studies, this course aims to present critical analytical tools to investigate the (post)colonial dynamics within media representations. It explores the different ways by which media texts have been seen as reproducting the social order and the narratives of colonial teleology, with an emphasis on intersectionality – i.e. the articulation of gender, race, class and sexuality. Through case studies from a wide range of media (from cinema to TV shows, from visual arts to music videos), and translation exercices of academic texts, it seeks both to acculturate the students to the conceptual field of anglo-american media critique and to give them an understanding of the political workings of media contents.

– Medios alternativos y comunitarios (en espagnol) (15 h)

Erica Guevara

¿Qué es un medio comunitario ? ¿Qué tan válida es la distinción entre medios comunitarios y alternativos ? Partiendo de datos empíricos y de trabajos de campo, la clase tiene como objetivo analizar diferentes dimensiones de « estos tipos » de medios : su historia, sus ideas y posiciones políticas, sus « batallas de etiquetas », sus militantes, sus formas de organización, sus relaciones con otro tipo de actores y su trabajo concreto cotidiano. Se dará un enfoque especial a los casos latinoamericanos, pero serán estudiados también casos africanos, europeos y norteamericanos. El curso es evaluado con un trabajo de investigación

– Éthique et pratique internationale de la communication (15h)

Sébastien Broca Cet enseignement est consacré aux questions d’éthique et pratique internationale des télécommunications et des médias, mais liées surtout aux formes internationales de régulation de la propriété intellectuelle. Il retrace l’histoire de la montée en puissance des questions de propriété intellectuelle ainsi que de leur internationalisation, sous l’égide d’organismes comme l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) puis l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Il aura pour objectif d’interroger le lien entre le développement des technologies numériques et certaines évolutions notables du droit : extension du droit des brevets à de nouveaux objets, allongement de la durée du copyright, intégration de mesures contre le « piratage » dans les traités internationaux, etc.

– Marketing des médias internationaux (15h)

Catherine Vénica

Ce cours propose aux étudiants de se familiariser avec les stratégies marketing des principaux groupes médias à partir plusieurs questionnements. Quels sont les principaux acteurs du secteur ? Quelles stratégies concurrentielles concourent au renforcement des positions internationales de ces acteurs ? Quels axes et développements sont mis en œuvre par les politiques marketing de ces acteurs ? Comment ces politiques contribuent à un réagencement de l’offre publicitaire des annonceurs ? Dans quelle mesure participent-elles à l’émergence de nouvelles modalités de valorisation des contenus médiatiques ?

– Économie politique de l’Internet et des Data Industries (15 h)

Jacob Matthews

Ce cours a pour objectif de fournir un aperçu des principales approches théoriques sur lesquelles peut s’appuyer une économie politique de l’Internet. Il livre en même temps un aperçu de recherches récentes, menées dans ce champ autour d’objets tels que : les origines discordantes de l’Internet ; ses acteurs multiples, plus ou moins connus ; l’hypothèse d’une reconfiguration des industries de la culture et de la communication autour du web ; la diversité des politiques publiques ; la question de l’exploitation du « travail digital ». Le cours magistral est complété par l’étude de documents graphiques et textuels.

– Circulation transnationale de l’information (15 h)

Tristan Mattelart

Le cours prendra la forme d’un séminaire où chaque semaine seront discutés les textes fondamentaux qui ont permis de structurer un champ de connaissance sur la circulation transnationale de l’information, depuis les débats des années 1970-1980 sur la nécessité d’un Nouvel ordre international de l’information jusqu’aux discussions contemporaines sur la contribution des dits « journalistes citoyens » à la production et à la distribution des nouvelles sur l’étranger à travers une variété de plateformes numériques. Les séances permettront d’identifier les principaux acteurs qui structurent l’écosystème de l’information internationale, leurs stratégies et les enjeux qui traversent celui-ci.

– Propagandes internationales (15 h)

Tristan Mattelart

L’objectif du cours est d’étudier le rôle central que joue la propagande dans les relations internationales, d’hier à aujourd’hui. Il s’agit d’analyser en particulier son influence dans la naissance de l’Union soviétique, de l’Allemagne nazie, mais aussi pendant la deuxième guerre mondiale et la guerre froide. Il s’agit également de cerner les nouvelles formes que prend la propagande en retraçant l’évolution des dispositifs de contrôle de l’information en temps de guerre, de la guerre du Vietnam jusqu’à la guerre d’Irak.

– Stratégies internationales des marques (15 h)

Catherine Vénica

L’objectif du cours est de présenter les principales composantes des marques d’envergure internationale. Il s’agit d’appréhender les stratégies de marques au regard des différents enjeux financiers, industriels, commerciaux, communicationnels et culturels. Ces différents enjeux seront mis en évidence à partir d’études de cas de marketing B to C et B to B.

– Stratégies internationales des ONG (15 h)

Catherine Vénica

Ce cours propose de mettre en perspective les stratégies internationales des ONG à partir de caractéristiques socio-économiques rendant compte de leurs modalités d’institutionnalisation et d’organisation, de l’évolution de leur projet, des objectifs, missions et activités, et de la diversification des moyens d’actions et des formes d’engagement. Ces caractéristiques visent plus particulièrement à mettre en relief les typologies de communication à l’œuvre au sein des ONG.

– Cultures participatives et médias numériques (15 h)

Aurélie Aubert

Ce cours a pour objectif de mieux cerner et définir la culture de la participation qui touche une partie importante des publics médiatiques, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou des potentialités de publicisation des commentaires sur l’actualité existant sur l’ensemble des plateformes numériques des médias d’information. Qu’ils soient critiques, à visée contre-hégémonique (dénonçant une propagande médiatique et la nécessité d’un contrepouvoir), auto-proclamés « citoyens », simples corrections d’erreurs, ou désirs d’ajouts d’information complémentaires, ces productions sont pensées par leurs auteurs comme des participations à l’espace public qui visent à le régénérer, à l’ouvrir, à l’enrichir. Ces productions participatives portent aussi et avant tout en elles la trace identitaire de ceux qui les ont produites, mais nous serons amenés à en réfuter le caractère égalitaire.
Si les mouvements révolutionnaires ou communautaires avaient été les premiers à utiliser les médias pour proposer de nouvelles formes d’actions, la tendance participative qui caractérise les médias actuels avec l’arrivée d’internet a fait émerger une nouvelle silhouette d’activistes. La période actuelle se caractérise par un individualisme plus marqué, mais on peut se demander si les appartenances traditionnelles – parti, syndicat – ont forcément disparu. Elle s’accompagne d’une transformation des rapports entre les journalistes et leurs publics, d’un dialogue généralisé entre producteurs et consommateurs d’information et, au final, d’un brouillage des frontières entre ces deux entités.

– Pratiques médiatiques, culturelles et minorités linguistiques (enseignement multilingue) (15h)

Jacques Guyot

Les voyages, le tourisme, les migrations, le commerce international et plus récemment le développement des réseaux audiovisuels satellitaires ont fait de la diversité linguistique une donnée familière. Cependant, jamais la variété des langues du monde n’a été autant menacée.
C’est dans ce contexte délicat que, sous la pression et la mobilisation sans faille de ceux qui pratiquent des langues minorisées, des organisations internationales comme l’UNESCO ou l’OIT, des institutions supra nationales comme le Conseil de l’Europe produisent depuis une vingtaine d’années des conventions ou chartes visant à favoriser et défendre la pluralité linguistique. Parallèlement, les réticences historiques des États vis-à-vis de l’officialisation des langues dites régionales commencent à s’estomper face au danger de plus en plus grand d’une disparition programmée d’une grande partie des langues du monde. Ici et là, les réseaux médiatiques officiels ou non, publics, associatifs ou privés proposent des programmes permettant de promouvoir les langues et cultures minorisées.
Avec une sélection de textes en anglais et en espagnol, le cours exposera les pratiques médiatiques des minorités linguistiques et montrera combien ce qui est souvent présenté comme un phénomène purement culturel constitue un enjeu politique majeur.

Media and migration (en anglais) (15h)

Gaia Peruzzi et Maxime Cervulle

This course explores the overlappings between the fields of Media Studies and Migration Studies, through the study of three different ways by wich the media determine the individual or collective migration processes : 1) the representations of “the migrant” and constructions of migration phenomenons as a political issue within the public spheres of host-countries ; 2) the international circulation of media images of the “North” as a space of freedom, democracy, and wealth ; 3) the information and communication technologies as supports of diasporic communities and networks of migrant solidarities. The course therefore aims at providing students with a better understanding of the means through which the media frame, enable and sustain migration processes.

Medios, identidad y poder (en espagnol) (15h)

Natalia Calderón

Uno de los temas más antiguos en la literatura de la comunicación social de América Latina es la concentración de los medios de comunicación. Actualmente, sigue siendo un elemento esencial para comprender la situación socio-política regional, nacional, incluso la continental. Medios y poder son entonces los dos ejes centrales de este curso.
Partiremos de las experiencias latinoaméricanas de lucha social por la democratización de los medios de comunicación en los años 1920, pasando por la emergencia del tema en el ámbito académico de lo que posteriormente se llamaría Escuela latinoaméricana de comunicación. Este ejemplo nos permitirá interrogarnos acerca de la compatibilidad entre la « neutralidad »en trabajo académico y las posibilidades de reivindicación de un cambio político en este ámbito. Veremos cómo esta dinámica social y universitaria acompañó el reconocimiento, al menos a nivel de los organismos internacionales, al derecho a una comunicación propia y la consolidación de lo que hoy conocemos como « Tercer Mundo » o « países no alineados ». Concluiremos este curso con el cuestionamiento de los enfoques en términos de políticas nacionales de comunicación en un contexto globalizado. Exploraremos las posibles respuestas a esta pregunta indagando sobre la consolidación de las reivindicaciones expresivistas que pretenden dar un paso más hacia el reconocimiento del derecho a la comunicación de minorías étnicas basandonos en ejemplos latinoamericanos sobretodo, frente a su exclusión de los sistemas nacionales de comunicación.

– Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h)

Alexander Neumann

Le cours a pour objectif d’initier des étudiants peu expérimentés en recherche en sciences sociales à la méthodologie, de leur apprendre à organiser une démarche globalement cohérente, de faire les bons choix (du sujet et des moyens de leur recherche), de se mettre en capacité de problématiser leur question initiale, et de leur transmettre des manières de faire (de la documentation à l’exploration d’un champ d’investigation, en passant par les techniques d’entretien et d’observation, jusqu’à la bonne manière de structurer un mémoire). Ces aspects seront introduits de manière vivante à partir des terrains difficiles que l’enseignant a lui-même défrichés, en France, en Allemagne et en Tunisie.
Les différents aspects méthodologiques et techniques seront présentés de manière détaillée, puis en partie expérimentés en cours, et enfin discutés de manière générale à l’aide de textes pratiques d’auteurs classiques qui ont livré leurs manières de faire et de voir les choses (dans l’ordre : Siegfried Kracauer, Luc Boltanski, Pierre Bourdieu, Walter Benjamin, Theodor W. Adorno).

Séminaire avancé en communication (30h)

Tristan Mattelart

Le séminaire est organisé sous forme de visioconférences se déroulant à la MSH Paris-Nord qui réunissent, outre des enseignants de l’Université de Paris VIII, des enseignants des Universités du Québec à Montréal, de l’Université Paris XIII, de Grenoble III, de Lille III et de Madagascar. Il s’agit, à travers ce projet international, de faire profiter aux étudiants des avancées des recherches en Sciences de l’information et de la communication de chaque côté de l’Atlantique. Ils seront dans ce cadre confrontés directement à des professeurs d’horizons géographiques (et parfois théoriques) différents, mais partageant des préoccupations épistémologiques et des objets de recherche communs. Le séminaire se déroule chaque année, du mois de janvier au mois de mars et sur une thématique préalablement définie : pour 2015-2016, la thématique portera sur « Technologies de la communication et société ». Chaque séance donne lieu à une présentation « magistrale » d’un enseignant sur un aspect particulier, présentation qui est ensuite suivie d’une discussion et d’un débat avec les étudiants.

Actualité des champs professionnels (15h)

Aurélie Tavernier

Dans le cadre de ce cycle de conférences-débats, professionnels des médias et spécialistes de l’Internet viennent à la rencontre des étudiant-e-s pour discuter des mutations et des enjeux de l’information internationale à l’ère numérique. Le programme de ce cycle est renouvelé chaque année, afin de saisir les défis que pose le numérique aux industries médiatiques, dans un contexte d’internationalisation des flux d’information.

EC – Méthodologie de la recherche en sciences sociales (30 h, 4 ECTS)

Benoît Lelong

Le cours présente les différentes étapes d’un travail de recherche empirique : construction de l’objet, problématisation, définition du terrain ou du corpus, modalités de recueil et d’analyse des données, rédaction du mémoire. On s’attache en particulier à la mise à l’écart des prénotions, au choix des concepts et des références bibliographiques, à l’adéquation entre la problématique et les procédés de traitement du matériel d’enquête, à la mise en forme du raisonnement menant aux conclusions.

EC – Analyse sémiologique et ergonomique de sites web (30 h, 3 ECTS)

Alexandra Saemmer (cours assuré au semestre 2)

Que ce soit dans le domaine de la presse quotidienne ou l’édition du livre, la communication des entreprises et des institutions, la formation, le loisir, le jeu, beaucoup d’artefacts culturels sont désormais produits et diffusés en vue d’une réception sur des dispositifs numériques. La sensibilisation aux spécificités du texte et de l’image numériques dans leur contexte de l’« énonciation éditoriale » et de l’« architexte » logiciel – site web, livre augmenté, application – est donc un enjeu important pour l’écriture, pour la lecture et l’édition, ainsi que pour l’acquisition d’une « culture des médias » générale, réflexive et critique. Ce cours a comme objectif de développer des repères en vue de cette sensibilisation en proposant à la fois une introduction à l’analyse sémiotique et ergonomique d’artefacts culturels numériques, et une mise en pratique de ces approches théoriques dans une démarche de « recherche et création », sur ordinateur.

EC – Atelier I (HTML, CSS) (15 h, 3 ECTS)

Mickaël Lapouge

Cet atelier propose une initiation aux techniques d’intégration et développement utilisées pour la conception de sites web, de la structuration de contenu à l’aide du langage HTML à sa mise en page via les feuilles de styles CSS.

EC – Anglais de la communication (30 h, 3 ECTS)

Florian Voros

Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur l’actualité du numérique, dans ses dimensions politiques, économiques et culturelles. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

EC – Éthique et pratique de la communication numérique (15 h, 2 ECTS)

Philippe Amblard Cet enseignement est consacré à l’étude des questions d’éthique élaborées en vue de protéger les intérêts légitimes des acteurs de la société de l’information et de réguler leurs activités via les réseaux, à chaque stade du cycle de l’information, à savoir : sa collecte, son traitement, son stockage, et sa diffusion.

EC – Atelier II (CMS, UGC) (15 h, 2 ECTS)

Yann Vidal

Initiation Web : savoir gérer l’administration et les droits d’édition en vue de publier des contenus en ligne via le CMS Wordpress.
Notions générales (hébergement, le nom de domaine, FTP, BDD).
Approche globale du CMS (site web dynamique, frontend/backend), structure et logique de publication
, installation et prise en main, passage en revue des fonctionnalités de base
, définition des premiers paramétrages (gestion des droits d’accès et du Workflow ). 
Expression des besoins fonctionnels du site.
Différenciation des types de sites web (architecture, ergonomie, contenus, design). 
Extension des fonctionnalités (sélection thèmes/plugins). 
Personnalisation graphique et optimisation des visuels pour le web
. Hiérarchie arborescente et gestion catégorielle des articles (taxonomie, tag, maillage). 
Inspection du code source et modification d’une feuille de style CSS
. Sensibilisation au SEO et à l’écriture pour le web, sollicitation des réseaux sociaux.

EC – Économie politique de l’Internet et des Data industries (15 h, 2 ECTS)

Sébastien Broca

Cet enseignement est consacré aux évolutions de l’économie d’Internet depuis le milieu des années 2000, avec la montée en puissance des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), l’essor de l’« économie collaborative » (Airbnb, Uber, etc.) et les diverses formes de valorisation des données personnelles. Il s’agira ainsi de comprendre l’émergence de modèles économiques en rupture avec ceux qui caractérisaient auparavant les industries culturelles et créatives, en analysant notamment le développement d’ « écosystèmes » où les utilisateurs participent, par leurs activités en ligne, à la production de valeur. Le cours aura aussi pour objectif d’interroger ces modèles, en examinant différentes critiques de l’économie numérique, qu’il s’agisse de celle portée par le mouvement du logiciel et de la culture libre ou de celle « plus récente » ; formulée en termes de digital labour.

EC – Marketing des médias numériques (15 h, 2 ECS)

Stéphane Carpentier

Contexte du cours : Le fait de disposer d’un ou de plusieurs sites Internet est aujourd’hui indispensable, mais qu’en est-il du trafic généré sur ces sites ? Quelle est la part des internautes provenant d’un accès moteur, d’un accès direct ou d’un accès externe (affiliation, publicité, e-mailing…) ? Comment choisir les « bonnes » techniques pour son site et en optimiser l’efficacité ?
Objectifs de l’intervention : Intégrer avec succès la communication électronique dans la stratégie marketing de l’entreprise ; comprendre et savoir optimiser chacune des différentes techniques de création de trafic sur un site web.
Démarche pédagogique : Les interventions s’appuient sur une veille active du secteur, sur des échanges fréquents avec les utilisateurs et les prestataires, elles comportent de nombreux exemples concrets relatifs au secteur du matériel de laboratoire et la présentation/l’usage des outils évoqués.

EC – Anglais de la communication (30 h, 2 ECTS)

Florian Voros

Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur l’actualité du numérique, dans ses dimensions politiques, économiques et culturelles. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

EC – Atelier III (Webdesign) (15 h, 2 ECTS)

Maëva Perinucci

L’objectif de ce cours (qui prendra la forme d’un atelier web rédactionnel et référencement) est de présenter les différentes stratégies de référencement SEO et SEA sur le web et de comprendre les enjeux des acteurs du e-commerce.
Un bon référencement est indispensable pour améliorer sa visibilité, mettre en avant les informations essentielles et la valeur ajoutée de son site et donc augmenter sa fréquentation et son chiffre d’affaire.
Le référencement naturel est à prendre en compte dès la conception du site Internet au niveau de la structure du site, de son contenu, au choix des bons mots clés, à l’optimisation de ses pages et à la qualité de ses liens entrants. C’est un travail qui doit se faire sur la durée car les moteurs de recherche sont constamment en évolution.
Le référencement payant quant à lui, peut être travaillé en aval de la création du site. Il peut devenir un allier incontournable du SEO pour être présent sur un panel de mots-clés élargis et définis en fonction de son site et des termes de requêtes les plus recherchés et pertinents.
Il s’agit donc d’étudier les meilleures pratiques pour améliorer sa présence sur les moteurs de recherche (principalement sur Google et Bing), les outils permettant d’y parvenir en s’appuyant sur des exemples précis et des exercices offline. Ces exercices permettront d’aborder de façon concrète toutes les possibilités de toucher ou retoucher les internautes sur le web, par l’intermédiaire de Google Adwords, le réseau display de Google, et YouTube.

EC – Veille stratégique et médias numériques (15 h, 3 ECTS)

Philippe Amblard

Cet enseignement hybride (cours/atelier) a pour objectif de présenter les enjeux de la veille stratégique dans un contexte numérique tout en étudiant les potentialités des outils numériques de recherche.

EC – Audit et consultance informationnelle (15 h, 3 ECTS)

Grégory Lévis

Les interactions entre individus et collectifs, la circulation de l’information et son contrôle jouent un rôle central dans une organisation de travail. A ce titre, l’introduction de technologies dites d’information et de communication impacte fortement le fonctionnement d’un collectif de travail et le travail en lui-même.
L’objectif de ce cours est de comprendre cet impact, à travers un aller-retour entre quelques modèles théoriques issus des sciences sociales et des discussions collectives autour d’exemples réels issus du monde du travail.
A travers des grilles d’analyse empruntées notamment à la sociologie de l’entreprise, nous apprendrons à décrypter le fonctionnement (et le dysfonctionnement !) d’une organisation de travail autour de la question de l’information et les effets (voulus ou non) des TIC sur cette organisation, afin de mieux accompagner les projets autour de la communication numérique.

Méthodologie de la recherche en sciences sociales (Commnication numérique et conduite de projets 2ème année

Pascal Froissart

Les sciences de l’information et de la communication empruntent aux sciences sociales leurs méthodes, tout en conservant leur singularité. Cette dernière tient à quatre contraintes : l’inscription dans un cadre institutionnel (qu’est-ce qu’un master ? une formation universitaire ? un mémoire ?), une tradition de recherche (qu’est-ce qu’un cadre théorique ? une bibliographie ? une problématique ?), des objets de recherche (qu’est-ce que la communication ?), et des méthodes d’enquête (parmi lesquelles on n’en retiendra que quatre : les enquêtes par questionnaire, par entretien, par observation, ou par corpus). Le poids est mis sur les mises en situation et une approche pragmatique du terrain.

Broca Sebastien

Maître de conférences en SIC à l’UFR Culture et Communication, Université Paris 8.

Ses recherches portent sur le développement des communs numériques (logiciels libres, Creative Commons, etc.) dans une perspective cherchant à articuler certains apports de la théorie critique et une réflexion sur l’économie politique d’Internet.

Lien Cémti

Maxime Cervulle

Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8.

Ses recherches portent sur les dimensions culturelles des rapports sociaux de race et de genre, qu’il saisit, selon une perspective inspirée des Cultural Studies, dans les représentations médiatiques, dans l’activité interprétative et les pratiques des publics, ou dans l’organisation de l’espace public.
Lien Cémti

Atelier Communication visuelle

L’atelier vise à compléter les enseignements théoriques en étudiant le fonctionnement concret de la communication telle qu’elle nous entoure.

 Objectifs pédagogiques :
A travers l’exemple de la publicité - la partie émergée la plus complète de l’image de l’entreprise -, donner aux étudiants une approche et une vision professionnelles de l’image, c’est-à-dire :
1 – Analyser les différentes dimensions de la COMMUNICATION VISUELLE (couleurs, formes, mouvements… mais aussi décodage par la cible)
2 - Comprendre et maîtriser la finalité professionnelle / commerciale de L’IMAGE POUR UNE MARQUE (image perçue vs image voulue)

 Evaluation
Continue : à travers l’apport régulier de cas étudiés en séances et à travers plusieurs travaux en groupe
Finale : contrôle des acquis en fin d’atelier

Lectures recommandées : 

P. Mollerup, Images de marques - Identité visuelle des marques : histoire et typologie, Phaidon, 2005
Marks of excellence du même auteur, version actualisée 2013 de l’ouvrage précédent mais en anglais
M. Healey, Logos et identité visuelle - Principes fondamentaux et études de cas : 300 logos du monde entier, analysés et commentés, Dunod, 2011
J. Watin-Augouard Histoire de marques, Eyrolles, 2006
K. Burtenshaw, C. Barfoot Les fondamentaux de la publicité, Pyramid, 2012
P. Michel C’est quoi l’idée ? : Création, publicité et société de consommation, Michalon, 2005

 
 Webographie :
http://www.strategies.fr/actualites/marques/
http://www.culturepub.fr/
http://www.advertisingtimes.fr/
http://www.linternaute.com/acheter/

Méthodes de promotion d’un site web

Méthodes de promotion d’un site web

La nécessaire mise en visibilité de leurs applications numériques conduit les responsables marketing à définir des démarches promotionnelles susceptibles de contribuer à assurer leur pérennité économique et financière. L’observation des spécificités de chaque outil de promotion permet d’entrevoir leurs éventuelles complémentarités censées sous-tendre la définition d’une stratégie de communication promotionnelle. A partir de cette connaissance, l’étude critique comparée de pratiques promotionnelles articulant supports en ligne et hors-ligne dans un même champ d’activités conduira à la formulation de recommandations argumentées.

Sémiologie de la communication

Sémiologie de la communication

Le cours de Sémiologie de la communication a notamment pour objectif de définir la spécificité du regard sémiologique, en montrant que la sémiologie ne consiste pas seulement à analyser des textes et des images, mais qu’elle s’offre plus globalement comme un mode de relation au monde. En partant par exemple des textes d’Umberto Eco, le cours montre que nous tenons notre humanité de la maîtrise d’un univers symbolique et signifiant. Capable de voir des signes là où d’autres voient des choses, le sémiologue parvient à interpréter son environnement en considérant ce dernier comme producteur de sens. Partant de ce postulat, le cours retrace les trois principaux systèmes sémiologiques (Saussure, Peirce, Barthes) en identifiant leurs champs d’application, leurs apports (la notion d’interprétant chez Peirce notamment, les notions d’indice, d’icône, de symbole), mais aussi leurs limites. En montrant l’importance des codes dans la signification et la représentation, il s’agit de montrer en quoi l’interprétation des signes permet la communication au sein d’aires culturelles données, à partir de ces deux matériaux fondamentaux que sont entre autres l’image et le langage. A travers l’examen de quantité d’exemples empruntés à la communication (publicité, cinéma, arts plastiques, littérature, médias numériques), le cours montre comment la démarche sémiologique place le spectateur au coeur de l’élaboration du sens, sollicitant à de multiples niveaux sa culture, sa personnalité, son identité. 

Économie politique des médias internationaux

Christophe Magis

Complément en miroir du cours Médias et Cultural Studies, le cours Économie politique des médias internationaux a pour objectif de fournir un aperçu des traditions théoriques participant de l’« économie politique de la communication », en langue anglaise et française, à travers le prisme de l’internationalisation des systèmes médiatiques. Y seront discutés à la fois les textes canoniques de figures comme Dallas Smythe, Herbert Schiller, Nicolas Garnham ou Armand Mattelart, ainsi que des travaux plus récents articulés sur des enjeux plus actuels. Au fil de ces discussions, nous essaierons de saisir ce qu’une telle approche, dans ses rapports avec des travaux qui la précèdent (École de Francfort) ou qui sont habituellement présentés comme en opposition (Cultural Studies), peut apporter à la compréhension des médias internationaux contemporains.